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Micheline Harvey: Virtual Assistant, real person/Adjointe Virtuelle, mais tout à fait vraie

Pourquoi et qui ? – La nouvelle orthographe April 9, 2012

Pourquoi y a-t-il des rectifications de l’orthographe ?

Les rectifications de l’orthographe visent à simplifier certaines graphies et à supprimer des anomalies, des exceptions ou des irrégularités de l’orthographe du français.

Qui a proposé les rectifications orthographiques ?

Les rectifications de l’orthographe ont été proposées par la France en 1990. C’est le premier ministre français Michel Rocard qui a créé le Conseil supérieur de la langue française en 1989 et lui a confié la mission de proposer des rectifications orthographiques. Le Conseil a alors formé un comité d’experts, dont faisaient partie, notamment, Bernard Cerquiglini, Nina Catach et André Goosse, pour mener à bien ce projet. En 1990, ce comité a présenté ses recommandations à l’Académie française ainsi qu’aux diverses instances francophones compétentes en matière de langue française afin qu’elles les approuvent. Après avoir été accepté par le premier ministre, l’ensemble des rectifications proposées (un peu plus de deux mille) a ensuite été publié officiellement au Journal officiel de la République française

Source : la rédaction du site de l’Office québécois de la langue française.

 

Recommandations générales – La nouvelle orthographe February 5, 2012

D’une manière générale, il est recommandé aux auteurs de dictionnaires et aux créateurs de mots de privilégier la graphie la plus simple lorsque plusieurs formes sont en usage : la graphie sans accent circonflexe (ex. : allo), la forme en n simple, le pluriel régulier, etc.

D’une manière générale, il est recommandé aux auteurs de dictionnaires et aux créateurs de mots de franciser, dans la mesure du possible, les mots empruntés, en les adaptant au système graphique du français (ex. : débatteur, musli), et de donner la préférence, lorsque plusieurs formes existent, à celle qui est la plus proche du français (ex. : paélia, taliatelle).

D’une manière générale, il est recommandé aux auteurs de dictionnaires et aux créateurs de mots de préférer, pour l’écriture de mots nouveaux dérivés de noms en -an, le n simple, et, pour les dérivés de noms en -on, le n simple devant i, o, a (ex. : -onologie, -onaire, -onalisme, -onite [ex. : réunionite]).

 

Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 

Anomalies – La nouvelle orthographe November 20, 2011

Anomalies

Quelques familles sont réaccordées (ex. : bonhommie comme bonhomme, charriot comme charrue, chaussetrappe comme trappe, combattivité comme battre, déciller comme cil, imbécilité comme imbécile, innommé comme nommé, persiffler comme siffler, prudhommie comme homme, ventail comme vent).

Quelques anomalies sont supprimées (ex. : les participes passés absout et dissout, assoir, douçâtre, exéma comme examen, levreau comme agneau, nénufar, ognon comme pognon, relai comme balai, saccarine, tocade).

Un accent est ajouté dans quelques mots, où il avait été omis ou dont la prononciation a changé (ex. : bésicles).

La finale -illier est remplacée par la finale -iller lorsque le i qui suit les deux l ne s’entend pas (ex. : quincailler, serpillère).

N.B. On conserve toutefois le suffixe -illier dans les noms d’arbres et de végétaux (ex. : groseillier).

Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 

L’accord du participe passé – La nouvelle orthographe October 26, 2011

L’accord du participe passé

Le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est invariable (ex. : les enfants que nous avons laissé partir sur le modèle de les enfants que nous avons fait partir, elle s’est laissé mourir sur le modèle de elle s’est fait mourir).

 Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 

Simplification des consonnes doubles – La nouvelle orthographe September 25, 2011

 Simplification des consonnes doubles

1. Les formes conjuguées des verbes en -eler ou -eter s’écrivent avec un accent grave et une consonne simple devant une syllabe contenant un e instable (dit e muet). Les dérivés en -ment de ces verbes suivent la même règle (ex. : il détèle sur le modèle de il pèle, il étiquètera sur le modèle de il achètera ; nivèlement, renouvèlement).

Exceptions : appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler), bien implantés dans l’usage.

2. Une consonne qui suit un e instable (dit e muet) est simple : on écrit lunette/lunetier, dentelle/dentelier, dentelière, prunelle/prunelier, sur le modèle des séries noisette/noisetier, chamelle/chamelier. De même : interpeler, nous interpelons, etc.

3. Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s’écrivent avec une consonne simple, de même que leurs dérivés (ex. : girole, frisoter, frisotis).

Exceptions :

  • les monosyllabes colle, folle, molle, bien implantés dans l’usage ;
  • les mots de la même famille qu’un nom en -otte (ex. : botte/botter, flotte/flotter, flottement).

Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 

Les accents et le tréma – La nouvelle orthographe August 29, 2011

Les accents et le tréma

  1. Devant une syllabe graphique contenant un e instable (dit e muet), on écrit è et non é. Ainsi :

on écrit évènement sur le modèle de avènement, règlementaire sur le modèle de règlement, etc. ;

les formes conjuguées des verbes du type céder, au futur et au conditionnel, s’écrivent avec un accent grave (ex. : elle cèderait sur le modèle de elle lèverait) ;

dans les inversions interrogatives, la première personne du singulier en e suivie du pronom personnel je porte un accent grave (ex. : aimè-je).

Exceptions, en raison de leur prononciation normée en syllabe initiale :

les préfixes dé- et pré- (ex. : dégeler, prévenir) ;

les é- initiaux (ex. : échelon, édredon, élever) ;

ainsi que médecin et médecine.

1.  L’accent circonflexe disparait sur les lettres i et u (ex. : nous entrainons, il parait, flute, traitre).

Exceptions : le circonflexe est maintenu, pour sa fonction analogique ou distinctive,

dans les terminaisons verbales du passé simple (ex. : nous vîmes, vous lûtes) et du subjonctif (ex. : qu’il partît, qu’il eût voulu) ;

dans jeûne(s), les masculins singuliers dû, mûr et sûr, et les formes de croitre qui, sinon, seraient homographes de celles de croire.

2.  Le tréma est déplacé sur la lettre u qui correspond à un son dans les suites -güe- et -güi- (ex. : aigüe, ambigüe, ambigüité).

N.B. Afin de corriger des prononciations jugées défectueuses, le tréma est ajouté dans quelques mots (ex. : argüer, gageüre, rongeüre).

3.  Pour l’accentuation (comme pour le pluriel et la soudure), les mots empruntés suivent la règle des mots français (ex. : homéo-, un imprésario).

Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 

La nouvelle orthographe – Des chevals ou des chevaux? July 18, 2011

Les enfants font souvent l’erreur, ou la confusion de dire des chevals au lieu des chevaux. J’ai même récemment entendu un splendide jeune garçon lors d’une grande fête de famille affirmer en réponse à sa maman qui le corrigeait gentiment, que « les grands manitous de la Langue Française » avaient désormais décidé que la formule des chevals était acceptée et qu’il fallait que maman se mette à jour!

Je dois avouer que cette affirmation sonnait étrange à mes oreilles, tout en les choquant. Moi-même incertaine face à plusieurs des nouvelles règles mises en place, j’ai voulu faire une vérification, tout en espérant qu’il ne s’agissait que d’une légende urbaine ou d’une fausse croyance. Voici ce que j’ai trouvé :

Une rumeur selon laquelle la graphie chevals était attestée dans les dictionnaires aurait trotté il y a quelques années…

Certaines personnes avaient alors affirmé que la graphie plurielle en -als pour tous les mots en -al avait été acceptée par l’Académie française pendant une courte durée dans les années 1980.

D’autres ont avancé que le pluriel chevals provenait des Rectifications de l’orthographe de 1990, alors qu’il n’a jamais été question du pluriel des mots en -al dans la réforme.

Enfin, l’origine la plus probable de cette rumeur serait associée à une épreuve de français écrit du ministère de l’Éducation du Québec, lors de laquelle les candidats devaient rédiger une dissertation à partir d’un texte de Michel Garneau intitulé Les petits chevals amoureux.

Une chose est certaine : chevaux est la seule graphie attestée comme pluriel de cheval.

Source : http://www.noslangues-ourlanguages.gc.ca/bien-well/fra-eng/grammaire-grammar/cheval-horse-fra.html

Et personnellement, j’en suis très heureuse. Je n’aurais tout simplement pas pu me réconcilier avec le fait d’écrire des chevals, et encore moins de le dire !

 

Le pluriel – la nouvelle orthographe June 21, 2011

Le pluriel

1.  Les noms composés, avec trait d’union, formés à l’origine soit d’une forme verbale et d’un nom, soit d’une préposition et d’un nom, perçus comme des mots simples, prennent la marque du pluriel au second élément, seulement et toujours lorsqu’ils sont au pluriel (ex. : un essuie-main, des essuie-mains, un cure-ongle, des cure-ongles, un garde-meuble, des garde-meubles - qu’il s’agisse de personnes ou de choses -, un après-midi, des après-midis).

N.B. La règle ne concerne pas les quelques composés dont le second élément contient un article (ex. : trompe-l’œil) ou commence par une majuscule (ex. : prie-Dieu).

2.  Les noms empruntés à d’autres langues, dont le latin, suivent la règle générale du singulier et du pluriel des mots français (ex. : les boss, les gentlemans, les matchs, les minimas, les minimums).

Exceptions : les noms ayant conservé leur valeur de citation (ex. : des requiem).

 Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 

Le trait d’union et la soudure – La nouvelle orthographe May 25, 2011

Le trait d’union et la soudure

  1. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans tous les composés de contr(e)- et entr(e)-, pour lesquels on poursuit l’action commencée par l’Académie en 1835, 1878 et 1935 (ex. : contrappel, entretemps sur le modèle de contrepoint, entrevue).
  2. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans tous les composés de extra-, infra-, intra-, ultra- (ex. : extrafort sur le modèle de extraordinaire), comme les composés de en, sur, supra, déjà soudés.

N.B. Le trait d’union est maintenu dans les mots où la soudure engendrerait une prononciation défectueuse (ex. : extra-utérin).

  1. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans les composés d’éléments savants, en particulier en -o (ex. : autoécole sur le modèle de radioactif).

N.B. Le trait d’union est maintenu dans les noms propres et termes géographiques où il sert à marquer une relation de coordination entre les deux termes (ex. : gréco-romain).

  1. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans les composés de formation onomatopéique ou dans des mots d’origine étrangère (ex. : bouiboui, weekend, un apriori sur le modèle de coucou…).
  2. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans certains composés formés à l’origine d’un verbe et d’un nom, ou d’un verbe et de -tout, les composés avec basse-, mille-, haut(e)-, et quelques autres composés (ex. : croquemonsieur, mangetout, millepatte, portemonnaie, rondpoint sur le modèle de faitout, passeport, portefeuille).

N.B. Ces mots étant devenus des mots simples, ils suivent la règle générale du singulier et du pluriel (ex. : un millepatte, des millepattes sur le modèle de un millefeuille, des millefeuilles).

  1. Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union (ex. : vingt-et-un-mille-six-cent-deux, quatre-centième, un-million-cent).

N.B. On distingue ainsi quarante-et-un tiers (41/3) de quarante et un tiers (40 + 1/3), et aussi mille-cent-vingt septièmes (1120/7) de mille-cent vingt-septièmes (1100/27), de mille cent-vingt-septièmes (1000/127), ou encore de mille-cent-vingt-septième (1127e).

Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 

Conseils pratiques – La nouvelle orthographe April 25, 2011

Les mots touchés

Voici une sélection de ressources qui vous seront utiles pour en savoir davantage sur la nouvelle orthographe du français.

Consulter en ligne la liste des mots rectifiés établie par le Réseau pour la nouvelle orthographe du français.

• La liste est aussi disponible sous la forme d’une brochure à bas prix éditée par le Réseau pour la nouvelle orthographe du français : Vadémécum de l’orthographe recommandée, ISBN 978-2-9808-7201-3.

• Le Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée (Chantal Contant, éditions De Champlain, ISBN 978-2-9808720-2-0) propose une liste exhaustive, comprenant notamment des mots plus rares ou techniques.

 Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 Je me réfère à ces ouvrages et à ce site régulièrement pour mon travail en révision et traduction. Bien entendu, lorsqu’un client préfère l’ancienne orthographe, je dois m’y plier, puisqu’elle n’est pas – et ne peut pas – être considérée comme erronée. Ceci rend ma tâche plus ardue par contre, et je préférerais que les autorités en la matière tranchent une fois pour toutes!

 Et oui, je l’avoue encore une fois, je lis des romans et j’ai comme un petit bonheur de retrouver mon cher petit chapeau sur le i.

 Que pensez-vous de ces changements et du fait que les deux orthographes soient acceptées? Ne croyez-vous pas qu’on devrait trancher?

 

 
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