Virtually real- Virtuellement vraie

Micheline Harvey: Virtual Assistant, real person/Adjointe Virtuelle, mais tout à fait vraie

Anomalies – La nouvelle orthographe November 20, 2011

Anomalies

Quelques familles sont réaccordées (ex. : bonhommie comme bonhomme, charriot comme charrue, chaussetrappe comme trappe, combattivité comme battre, déciller comme cil, imbécilité comme imbécile, innommé comme nommé, persiffler comme siffler, prudhommie comme homme, ventail comme vent).

Quelques anomalies sont supprimées (ex. : les participes passés absout et dissout, assoir, douçâtre, exéma comme examen, levreau comme agneau, nénufar, ognon comme pognon, relai comme balai, saccarine, tocade).

Un accent est ajouté dans quelques mots, où il avait été omis ou dont la prononciation a changé (ex. : bésicles).

La finale -illier est remplacée par la finale -iller lorsque le i qui suit les deux l ne s’entend pas (ex. : quincailler, serpillère).

N.B. On conserve toutefois le suffixe -illier dans les noms d’arbres et de végétaux (ex. : groseillier).

Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

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La nouvelle orthographe – Des chevals ou des chevaux? July 18, 2011

Les enfants font souvent l’erreur, ou la confusion de dire des chevals au lieu des chevaux. J’ai même récemment entendu un splendide jeune garçon lors d’une grande fête de famille affirmer en réponse à sa maman qui le corrigeait gentiment, que « les grands manitous de la Langue Française » avaient désormais décidé que la formule des chevals était acceptée et qu’il fallait que maman se mette à jour!

Je dois avouer que cette affirmation sonnait étrange à mes oreilles, tout en les choquant. Moi-même incertaine face à plusieurs des nouvelles règles mises en place, j’ai voulu faire une vérification, tout en espérant qu’il ne s’agissait que d’une légende urbaine ou d’une fausse croyance. Voici ce que j’ai trouvé :

Une rumeur selon laquelle la graphie chevals était attestée dans les dictionnaires aurait trotté il y a quelques années…

Certaines personnes avaient alors affirmé que la graphie plurielle en -als pour tous les mots en -al avait été acceptée par l’Académie française pendant une courte durée dans les années 1980.

D’autres ont avancé que le pluriel chevals provenait des Rectifications de l’orthographe de 1990, alors qu’il n’a jamais été question du pluriel des mots en -al dans la réforme.

Enfin, l’origine la plus probable de cette rumeur serait associée à une épreuve de français écrit du ministère de l’Éducation du Québec, lors de laquelle les candidats devaient rédiger une dissertation à partir d’un texte de Michel Garneau intitulé Les petits chevals amoureux.

Une chose est certaine : chevaux est la seule graphie attestée comme pluriel de cheval.

Source : http://www.noslangues-ourlanguages.gc.ca/bien-well/fra-eng/grammaire-grammar/cheval-horse-fra.html

Et personnellement, j’en suis très heureuse. Je n’aurais tout simplement pas pu me réconcilier avec le fait d’écrire des chevals, et encore moins de le dire !

 

Le pluriel – la nouvelle orthographe June 21, 2011

Le pluriel

1.  Les noms composés, avec trait d’union, formés à l’origine soit d’une forme verbale et d’un nom, soit d’une préposition et d’un nom, perçus comme des mots simples, prennent la marque du pluriel au second élément, seulement et toujours lorsqu’ils sont au pluriel (ex. : un essuie-main, des essuie-mains, un cure-ongle, des cure-ongles, un garde-meuble, des garde-meubles – qu’il s’agisse de personnes ou de choses -, un après-midi, des après-midis).

N.B. La règle ne concerne pas les quelques composés dont le second élément contient un article (ex. : trompe-l’œil) ou commence par une majuscule (ex. : prie-Dieu).

2.  Les noms empruntés à d’autres langues, dont le latin, suivent la règle générale du singulier et du pluriel des mots français (ex. : les boss, les gentlemans, les matchs, les minimas, les minimums).

Exceptions : les noms ayant conservé leur valeur de citation (ex. : des requiem).

 Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 

Le trait d’union et la soudure – La nouvelle orthographe May 25, 2011

Le trait d’union et la soudure

  1. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans tous les composés de contr(e)- et entr(e)-, pour lesquels on poursuit l’action commencée par l’Académie en 1835, 1878 et 1935 (ex. : contrappel, entretemps sur le modèle de contrepoint, entrevue).
  2. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans tous les composés de extra-, infra-, intra-, ultra- (ex. : extrafort sur le modèle de extraordinaire), comme les composés de en, sur, supra, déjà soudés.

N.B. Le trait d’union est maintenu dans les mots où la soudure engendrerait une prononciation défectueuse (ex. : extra-utérin).

  1. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans les composés d’éléments savants, en particulier en -o (ex. : autoécole sur le modèle de radioactif).

N.B. Le trait d’union est maintenu dans les noms propres et termes géographiques où il sert à marquer une relation de coordination entre les deux termes (ex. : gréco-romain).

  1. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans les composés de formation onomatopéique ou dans des mots d’origine étrangère (ex. : bouiboui, weekend, un apriori sur le modèle de coucou…).
  2. Le trait d’union est remplacé par la soudure dans certains composés formés à l’origine d’un verbe et d’un nom, ou d’un verbe et de -tout, les composés avec basse-, mille-, haut(e)-, et quelques autres composés (ex. : croquemonsieur, mangetout, millepatte, portemonnaie, rondpoint sur le modèle de faitout, passeport, portefeuille).

N.B. Ces mots étant devenus des mots simples, ils suivent la règle générale du singulier et du pluriel (ex. : un millepatte, des millepattes sur le modèle de un millefeuille, des millefeuilles).

  1. Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union (ex. : vingt-et-un-mille-six-cent-deux, quatre-centième, un-million-cent).

N.B. On distingue ainsi quarante-et-un tiers (41/3) de quarante et un tiers (40 + 1/3), et aussi mille-cent-vingt septièmes (1120/7) de mille-cent vingt-septièmes (1100/27), de mille cent-vingt-septièmes (1000/127), ou encore de mille-cent-vingt-septième (1127e).

Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 

Conseils pratiques – La nouvelle orthographe April 25, 2011

Les mots touchés

Voici une sélection de ressources qui vous seront utiles pour en savoir davantage sur la nouvelle orthographe du français.

Consulter en ligne la liste des mots rectifiés établie par le Réseau pour la nouvelle orthographe du français.

• La liste est aussi disponible sous la forme d’une brochure à bas prix éditée par le Réseau pour la nouvelle orthographe du français : Vadémécum de l’orthographe recommandée, ISBN 978-2-9808-7201-3.

• Le Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée (Chantal Contant, éditions De Champlain, ISBN 978-2-9808720-2-0) propose une liste exhaustive, comprenant notamment des mots plus rares ou techniques.

 Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.

 Je me réfère à ces ouvrages et à ce site régulièrement pour mon travail en révision et traduction. Bien entendu, lorsqu’un client préfère l’ancienne orthographe, je dois m’y plier, puisqu’elle n’est pas – et ne peut pas – être considérée comme erronée. Ceci rend ma tâche plus ardue par contre, et je préférerais que les autorités en la matière tranchent une fois pour toutes!

 Et oui, je l’avoue encore une fois, je lis des romans et j’ai comme un petit bonheur de retrouver mon cher petit chapeau sur le i.

 Que pensez-vous de ces changements et du fait que les deux orthographes soient acceptées? Ne croyez-vous pas qu’on devrait trancher?

 

Nouvelle orthographe ou quand une langue est un peu trop vivante? March 29, 2011

J’ai récemment partagé quelques trucs et règles provenant de la nouvelle orthographe. Mon métier fait que je dois être au courant de ces nouvelles règles et les suivre. Par contre, je m’interroge sur la pertinence de certains changements, surtout lorsque l’Office de langue française nous confirme que les deux graphies (ancienne et nouvelle) doivent être acceptées et ne peuvent être considérées comme des erreurs, et ce pour un temps indéterminé.

Il me semble que ceci en ajoute beaucoup au travail des enseignants, des réviseurs, des traducteurs, des vérificateurs, des rédacteurs, en fait de toute personne qui se doit de livrer des textes impeccables.

J’ai décidé qu’il était mieux pour moi de suivre la nouvelle orthographe. Sinon, de quoi aurais-je l’air? D’une informaticienne qui refuse de changer son vieil ordinateur dinosaure car elle se considère « traditionnelle » ? Avouez que ça ne fait pas bien sérieux. Et pourtant, l’ancienne graphie plus traditionnelle n’est pas fautive. C’est un peu confus.

Finalement, je trouve que cette nouvelle orthographe rend mon travail également plus difficile.

Je suis réticente envers certaines nouvelles graphies. Le mot ognon par exemple, je suis incapable de le voir sans avoir l’irrésistible envie de le corriger. Le mignon petit chapeau sur le i et le u, je m’ennuie de lui! Et je ne vous parle même pas de cèleri, iglou ou nénufar. Ouf!

Est-ce qu’une langue peut être un peu trop vivante?

 

La nouvelle orthographe et l’enseignement March 27, 2011

Situation au Québec

Sur son site, l’Office québécois de la langue française écrit : « Que les enseignants choisissent d’enseigner l’orthographe nouvelle ou traditionnelle, ils doivent accepter les deux graphies, et ce, pour une période indéterminée, puisque aucune des deux formes ne peut être considérée comme fautive présentement. »

Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a par ailleurs diffusé en octobre 2009 une note selon laquelle « à la suite d’une décision des autorités ministérielles, les élèves qui utilisent les graphies traditionnelles ou les nouvelles graphies ne seront pas pénalisés dans le contexte des corrections effectuées par le ministère ».

 Source : la rédaction du site orthographe-recommandee.info*.